Trois nouvelles sombres qui pourraient être des faits divers contemporains...
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Résumé du livre :
Trois nouvelles sombres qui pourraient être des faits divers contemporains.
La première nouvelle plonge le lecteur dans la tête d’un futur jeune technocrate. La fougue, l’agitation du début laissent présager une métamorphose qui ne pourra pas s’accomplir du fait du poids des préjugés. Le passeur est condamné à être dépassé.
Dans la deuxième, l’action principale, qui se déroule presque entièrement dans le huis clos d’un petit hôpital de province, décrit une rencontre incongrue entre un médecin et la mort. L’histoire pourra sembler singulière à certains. A d’autres, elle paraîtra très familière, car elle n’est pas sans rappeler certains faits divers, qui se sont cependant déroulés après qu’elle ait été écrite. Avant la révélation finale, ce sont les fils de vies de petits bourgeois que le lecteur déroule, jusqu’à la surprise finale.
Enfin, la dernière nouvelle aurait pu être un conte de Noël. Elle fait résonner de la poésie dans un monde terne qu’illuminent les solidarités entre les petites gens. Et de ce fait, ce ne peut pas être la mort qui sera vraiment la gagnante, même si elle mène la danse à la fin du récit.
Extrait du livre :
Vraiment ce dimanche puait la sérénité. Une sérénité ennuyeuse de fin d'automne, alors que les couleurs se flétrissent, après les dernières vigueurs de l'été indien. Pas un nuage ne ridait le ciel. C'était une belle journée. Par endroits, le vent avait décoiffé les arbres qui se préparaient pour les mois de dormance. Il arrivait tout près de l'hôpital. Il avait roulé pendant une heure, environ. Sans trop se presser, en prenant les petites routes. Il pouvait y humer la senteur des champs et des bois qu'il traversait. Cela le mettait de bonne humeur. L'hôpital était un hôpital cossu, comme il en prospère tant en province. On ne pouvait le rater. Un bâtiment massif, avec de hautes excroissances sombres. C'était le point de repère idéal pour touristes égarés. On le voyait à dix kilomètres à la ronde. Surtout la nuit, avec son éclairage à l'américaine.
On sentait l'effort qui avait été demandé à l'architecte. L'art se marie mal avec un cahier des charges. Les mauvaises langues disaient que l'hôpital était le fruit de l'imagination trop appliquée de l'architecte. Appliquée à satisfaire le maire, dont on connaissait les goûts bien arrêtés en matière d'architecture.
Biographie :
Originaire du sud-ouest de la France, Jean Séméac a passé sa jeunesse près des Pyrénées, en Bigorre. Il est resté très attaché à ce territoire. Pour lui, c’est une terre de rencontres, d’échanges où la liberté c’est le chemin que l’on parcourt. C’est aussi une terre où l’on aime les contes. Sa passion pour les histoires et l’envie d’en raconter à son tour lui viennent de là. Il a poursuivi des études scientifiques qui l’ont mené de Toulouse à Montpellier. Puis, il a passé quelques années aux Etats-Unis, à Chicago à s’occuper d’innovation industrielle. En revenant en France, il a décidé de poursuivre certains projets d’écriture de fictions dont “Poussières de vie” est le premier à être réalisé.
Fiche technique
Références spécifiques