L’archipel des hommes debout
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L’archipel des hommes debout

25,00 €

Quel est le prix que nous acceptons de payer pour nous sentir déliés ? 

De quelle monnaie le payons-nous : monnaie-loyauté, monnaie-temps, monnaie-souffrance ?...

 

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Quel est le prix que nous acceptons de payer pour nous sentir déliés ? 

De quelle monnaie le payons-nous : monnaie-loyauté, monnaie-temps, monnaie-souffrance ?

1 – Récit de Voyage

Il s’agit d’un récit, mais surtout d’une « relation » de voyage, de voyage intérieur en même temps qu’un voyage de l’autre côté de la « ligne ». Commandé par une mission d’enseignement (en English Contract Law) il fut l’occasion d’alimenter la thèse en droit comparé de l’auteur dédiée au « rapport d’obligation ». Sa « relation » est double, ce récit étant la relation d’une relation : étudier ce « lien de droit » en éprouvant les « liens du cœur ».

2 – « Il faut rester debout ! »

Car un drame a frappé, bouleversant tout alors que voici l’heure de ce départ, attendu de longue date et maintenant regretté. Pourtant, même dans l’effondrement, il nous faut bien vivre cette vie refusée dans les révoltantes déchirures de nos propres nattes. Pour lui, la déchirure éventra celle tressée des liens tissés avec une âme sœur soudain anéantie. Se redresse-t-on de toutes nos brisures ? Peut-on toujours rester debout comme l’y exhorta généreusement le Pr. Buisson ? Que pourrait donc signifier pour lui-même désormais « Long God yumi stanap! », cette devise nationale du Vanuatu où il part au pire moment de sa vie, sinon un appel au redressement intérieur ?

3 – Une coutume de « monnaie-souffrance » ?

Au fil du parcours, des découvertes et des rencontres, le récit décrit plusieurs coutumes modernes dont la relation n’aurait pas sa place dans sa thèse mais qui ne méritaient pas de ne pas être recensées pour autant car elles ont des choses à montrer à ceux qui cherchent avec le cœur. Il évoque la « Kastom » bien sûr, mais aussi l’apprentissage de ce qu’est le don, de ce qu’est le contre-don répondant à ce don et de ce qu’est le par-don, par-dessus le don. Or, ceci, notre « coutume de monnaie » nous le masque. Pour mieux nous soumettre à nos obligations, elle nous dicte de « travailler comme des esclaves » et vivre sans plus vivre de par-don mais seulement de monnaie-souffrance.

4 – (P)rendre la parole

Voici précisément pourquoi la parole se donne avec « respect et humilité » sur la natte, cet espace de palabre en coutume mélanésienne. Au fil de son propre « chemin coutumier », invité à deux mariages kanaks, sa natte intérieure fut rapiécée. Il comprit que les liens précèdent la norme en ce « pays des hommes debout », lui aussi déchiré, que sont Vanuatu et cette Kanaky. Palabre silencieuse, sa « relation » de voyages (voyage premier – professoral –, voyage second – doctoral – et tiers voyage – viscéral) va le « délier ». Livré au monde, ce carnet de « notes pour lui-même », aux antipodes d’une thèse, offre ainsi à tous de mesurer si, en acceptant de payer le prix coutumier pour (non pas prendre mais) rendre la parole, il est à son tour devenu un « homme debout »… 

978-2-39018-415-7

Fiche technique

Auteur
Emmanuel Araguas
Date de parution
Juin 2026

Références spécifiques

ISBN
978-2-39018-415-7