Le ciel… Quel ciel ?
N’y paissent plus ces troupeaux d’anges, absentés, qu’on rêvait gardiens, tandis qu’on le regardait moutonner, serein. Le zèbrent désormais des drones meurtriers et ces éclairs de phosphore qui consument les chairs...
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Le ciel… Quel ciel ?
N’y paissent plus ces troupeaux d’anges, absentés, qu’on rêvait gardiens, tandis qu’on le regardait moutonner, serein. Le zèbrent désormais des drones meurtriers et ces éclairs de phosphore qui consument les chairs.
Pourtant, au soleil déclinant, s’y effilochent encore des nuages, qui vont traînant, au regard désabusé. Pourtant, Baudelaire s’éblouit encore : « J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… les merveilleux nuages ! »
Et l’iris, même embué, tâche de discerner, à la nuit étoilée, parmi les bombes, les feux d’artifice.
Le ciel est à la traîne propose, dans un monde prosaïque, une poésie où l’œil désabusé tente encore de voir merveille. En vain ?
Fiche technique
Références spécifiques