Lorsque l’on perd une partie de soi, une partie de son corps, on la sent encore palpiter parfois. On parle de membre fantôme. Il en va peut-être de même pour le reste. Quel reste ? Tout le reste : les personnes que l’on a aimées, ces membres qui ont disparu, les instants qui ont fui, les mots qui ont été dits et le réel qu’ils n’atteignent jamais tout à fait, ni pour le saisir ni pour le restituer...
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Lorsque l’on perd une partie de soi, une partie de son corps, on la sent encore palpiter parfois. On parle de membre fantôme. Il en va peut-être de même pour le reste. Quel reste ? Tout le reste : les personnes que l’on a aimées, ces membres qui ont disparu, les instants qui ont fui, les mots qui ont été dits et le réel qu’ils n’atteignent jamais tout à fait, ni pour le saisir ni pour le restituer.
Du réel, on ne saisit peut-être jamais rien d’autre que ces éclats fantômes, dans les deux sens du terme que l’on pourrait prêter au mot d’éclat : d’une part, celui du fragment, du morceau détaché, de quelque chose devenu vraiment chose et partiel ; et d’autre part, l’éclat dans le sens de son scintillement, l’éclat pour parler de ce qui continuer de briller quand bien même la source de cette lumière aurait cessé d’être pour elle-même.
Les éclats fantômes ont été écrits à partir de cette sensation : de n’être jamais tout à fait là ni tout à fait entier, d’être à l’instar de la lumière, tout éclat, éphémère et bien fragile, moitié spectre et moitié particule fracassée.
Fiche technique
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